ACHILLEE MILLEFEUILLE – Sommités fleuries
Achillea millefolium L.
Asteraceae
Synonymes: Herbe aux coupures, saigne nez, herbe aux militaires, herbe aux voituriers, herbe aux charpentiers, sourcils de Venus
Milfoil, Yarrow nosebled, Schafgarbenkraut, Achilleskraut
DESCRIPTION
Plante herbacée vivace, aromatique,cosmopolite, pouvant atteindre 70cm de haut, possédant des feuilles sessiles horizontalement étalées, d’une dizaine de centimètres de long, alternes, oblongues, pennatiséquées, et dont le limbe est finement divisé en 40 à 50 lobes disposés sur des plans différents : les capitules floraux, de petite taille, comportant environ 5 fleurs gamopétales, ligulées, blanches ou roses à l’extérieur, pouvant être prises pour des pétales, et quelques fleurs tubulaires jaunes, sont réunis en corymbes serrés. Les fruits sont des akènes blanchâtres
La drogue est constituée par les sommités fleuries séchées, entières ou fragmentées, contenant au minimum 2ml/kg d’huile essentielle et au minimum 0.02 pour cent de proazulènes, exprimés en chamazulène, les deux teneurs étant calculées par rapport à la substance desséchée
Odeur : discrètement aromatique
Saveur : légèrement amère, un peu aromatique
ORIGINE
Europe, Asie du Nord et Amérique du nord, surtout sur les terrains incultes, rocailleux, les bois clairs et le long des chemins
La drogue est importée surtout des pays d’Europe du sud est et de l’est, partiellement d’Allemagne et provient de récoltes sauvages et de cultures ; en France, l’achillée est très commune jusqu’à 2500m d’altitude
CONSTITUANTS
- Huile essentielle (0.2 à 1%): renfermant en moyenne 6-19% d’azulènes
- Lactones sesquiterpéniques
- Flavonoides
- Coumarines
- Dérivés polyacétyléniques
INDICATIONS
Traditionnellement utilisé dans le traitement symptomatique des troubles digestifs (ballonnement épigastrique, lenteur à la digestion, éructations, flatulence) et comme traitement adjuvant de leur composante douloureuse ;
Voie locale : « traditionnellement utilisé comme traitement d’appoint adoucissant et anti prurigineux des affections dermatologiques, comme trophique protecteur dans le traitement des crevasses, écorchures, gerçures et contre les piqûres d’insectes »
Les usages interne et externe de cette drogue sont très semblables à ceux des fleurs de Matricaire
Les principales applications concernent les troubles gastro-intestinaux (inflammations, spasmes, ballonnements, crampes)
La drogue est aussi employée comme « amer aromatique», dans l’inappétence, et pour stimuler les sécrétions biliaires
En médecine traditionnelle, la drogue est souvent utilisée comme hémostatique (hémorroïdes) comme emménagogue dans les troubles menstruels et comme anti-transpirant (bains)
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