Romarin
Rosmarinus officinalis L.

 

ROMARIN – Feuille

 

Rosmarinus officinalis L

Lamiaceae

Synonymes : Rosée de mer, rosemarine, encensier, herbe aux couronnes

Rosemary, Rosmarinblatter

 

DESCRIPTION

Arbrisseau aromatique touffu, rameux, d’environ 1m de hauteur, à tiges ligneuses, à feuilles persistances opposées, entières, étroitement lancéolées, sessiles, presque aciculaires, à bords réfléchis, à pubescence tomenteuse blanche sur la face inférieure

Les fleurs axillaires à corolle de type « labiée » sont de couleur bleu pale à beu violet clair avec des ponctuations violettes et disposées vers le sommet des rameaux en courtes grappes

Ces inflorescences spiciformes portent en toute saison des fleurs subsessiles. Le calice gamosépale, bilabié en forme de cloche, possède 3 lobes. La corolle gamopétale est longuement tubuleuse avec une lèvre supérieure en forme de casque à 2 lobes et une lèvre inférieure à 3 lobes. Les 2 étamines saillantes dépassent largement la corolle, 2 autres sont réduites à des crochets

Le fruit est un akène brun  

La drogue : sommité fleurie séchée contenant au minimum 1.5% d’huile essentielle

Odeur : très aromatique, presque camphrée, rappelant un peu l’encens

Saveur : âpre et aromatique, amère, un peu piquante

 

ORIGINE

Spontané sur les collines arides et calcaires de la région méditerranéenne, le Romarin est typique de la végétation du maquis et de la garrigue. Il est également cultivé dans de nombreux pays, surtout en raison de son allure élancée qui convient particulièrement aux petites haies des jardins, mais aussi pour sa flaveur culinaire et comme plante mellifère.

La drogue est importée d’Espagne, du Maroc, de Tunisie et de l’Europe du Sud-est

 

CONSTITUANTS

Huile essentielle : 1,8 cinéole, camphre, pinène et autres monoterpènes libres et estérifiés…

Diterpènes phénoliques tricycliques

Tanins des Labiatés : acides phénols

Flavones méthylées

Triterpènes et stéroides

Lipides de la cuticule cireuse des jeunes feuilles

Polysaccharides acides

 

 

INDICATIONS

    Traditionnellement utilisé dans le traitement des troubles digestifs tels que ballonnement épigastrique, lenteur  à la digestion, éructations, flatulence ; pour faciliter les fonctions d’élimination urinaire et digestive ; comme cholérétique ou cholagogue

En usage local, traditionnellement utilisé en cas de nez bouché, de rhume, en bain de bouche pour l’hygiène buccale

Plante balsamique introduite dans les jardins de plantes médicinales dès le moyen age, le romarin est connu pour ses multiples propriétés

En raison de sa teneur en huile essentielle, la drogue est utilisé comme carminatif et stomachique dans les troubles digestifs, les ballonnements, les flatulences, mais aussi pour stimuler l’appétit et les sécrétions gastriques

Des activités ant convulsivantes et anti spasmodiques ont été étudiées, en utilisant comme modèles pharmacologiques l’acétylcholine, la picrotoxine et l’histamine

Son usage comme cholagogue et cholérétique est surtout dû aux principes amers