THYM – Feuilles et Fleurs
Thymus vulgaris L
Lamiaceae
Synonymes : farigoule, barigoule
Common thyme, garden thyme, Kuttelkraut
DESCRIPTION
Sous arbrisseau vivace, aromatique, très ramifié, à tiges ligneuses dressées, atteignant rarement plus de 30 cm de hauteur et possédant de petites feuilles linéaires ou elliptiques, fortement pubescentes sur la face inférieure et à bords involutés à la base
Les faux verticilles des fleurs violet clair, dorsiventrales, forment un épi terminal ou un capitule
En culture, Thymus vulgaris est sensible au gel
La drogue : feuilles et fleurs séchées, détachées des tiges préalablement séchées, contenant au minimum 12ml/kg d’huile essentielle et au minimum 0.5% de phénols volatils, exprimés en thymol
Odeur : aromatique, intense et caractéristique, rappelant le thymol
Saveur : aromatique, légèrement âpre
ORIGINE
Thymus vulgaris : spontanées sur les terrains secs et ensoleillés de la Provence, de nombreuses sous espèces et variétés se sont multipliées en Europe centrale et du sud, dans les Balkans et le Caucase ; la plante est cultivée jusque dans le nord de la France, en Europe centrale, Afrique orientale, inde, Turquie, Israel, Maroc et en Amérique du nord
Selon les constituants de l’huile essentielle, les thyms se répartissent en plusieurs chémotypes : « vulgaire » ou classique, à thymol et à carvacrol, à carvacrol, à linalol, à géraniol, o terpinéol
CONSTITUANTS
Huile essentielle (1 à 2.5%) : renfermant surtout des isomères monoterpéniques, phénols sous forme d’hétérosides, notamment de galactosides, autres monoterpènes
Acides rosmarinique et cafeique, tanins, flavonoides, triterpènes
INDICATIONS
Traditionnellement utilisé dans le traitement symptomatique des troubles digestifs tels que ballonnements épigastriques, lenteur à la digestion, éructations, flatulence ; dans le traitement symptomatique de la toux
Usage local : traditionnellement utilisé pour le traitement de petites plaies après lavage abondant, en cas de nez bouché, de rhume, comme antalgique dans les affections bucco pharyngées, en bain de bouche pour l’hygiène buccale
Expectorant et spasmolytique bronchique par voie interne, en raison de la teneur en huile essentielle, principalement indiqué dans les bronchites aigues et chroniques et la coqueluche, et d’une façon générale dans les états inflammatoires des voies respiratoires supérieures ; l’activité résulte à la fois d’une augmentation des sécrétions qui sont véhiculées par les mouvements ciliaires des bronches, car l’huile essentielle est partiellement excrétée par les poumons, mais aussi de propriétés anti-bactériennes. Cette activité antiseptique et antifongique concerne surtout le thymol et le carvacrol ; elle a été démontrée vis-à-vis des bactéries gram+ et gram-, mais aussi des levures comme Candida albicans, sans développer aucun effet mutagène
Les flavonoides ont probablement un rôle spasmolytique complémentaire
Par voie externe le thym est hyperémiant ; son pouvoir anti-bactérien et désodorisant est mis à profit dans les inflammations bucco pharyngées, les stomatites, la mauvaise haleine
Il est utilisé en friction, pour son effet rubéfiant mais aussi cicatrisant, en additif de bain
L’acide rosmarinique est également un anti-inflammatoire, inhibant la biosynthèse des prostaglandines |